DES ŒUVRES D’ART VANDALISÉES PAR DES MILITANTS

DES ŒUVRES D'ART VANDALISÉES PAR DES MILITANTS

Ces derniers mois, des militants écologistes ont popularisé une forme controversée de protestation : le vandalisme d’œuvres d’art. Van Gogh, Picasso, Monet. De Londres à Melbourne, les tableaux les plus célèbres des grands maîtres ont été victimes d’attaques à la sauce tomate, à la peinture ou à la colle. Cependant, ce n’est pas quelque chose de complètement nouveau.

Bien qu’il y ait eu un débat au cours des derniers mois pour savoir si ces types de protestations sont efficaces ou non, ou s’il vaut la peine de risquer d’endommager un héritage culturel inestimable en raison de la crise climatique, la vérité est que de nombreuses œuvres d’art ont subi les mêmes attentats à travers le monde des années. Et aussi pour différentes raisons.

De Diego Velazquez à Banksy, de nombreux artistes (et musées) ont dû faire face à ce type de situation. Vous trouverez ici une liste de 10 cas d’œuvres vandalisées pour différentes raisons, certaines pour des manifestations sociales et d’autres, simplement pour le loisir.

7 ŒUVRES D’ART VICTIMES D’ATTENTATS DUS À L’ACTIVISME

NOIR SUR BORDEAUX (1985)

Le tableau de Mark Rothko a été attaqué en 2012 par un activiste qui a écrit sur le tableau “Vladimir Umanets ’12”, comme une façon de dire que, selon lui, il n’y avait pas d’artistes originaux. Heureusement, l’œuvre a pu être restaurée en 18 mois et restituée au British National Museum of Modern Art.

D'ART VANDALISÉES BLACK ON MAROON (1985)

LA VENUS AU MIROIR (1647-1651)

La suffragette Mary Richardson a fait plusieurs coupes sur le tableau de Diego Velázquez, qui se trouvait à la National Gallery de Londres, le 10 mars 1914. Elle l’a fait pour protester contre l’arrestation d’Emmeline Pankhurst, dirigeante de l’Union sociale et politique des femmes.

D'ART VANDALISÉES : LA VENUS AU MIROIR (1647-1651)

FRANCISCO I. MADERO DU CNDH

Dans le même esprit féministe que Richardson, en 2020, des groupes du mouvement et des mères de victimes de fémicides ont pris d’assaut le siège de la Commission nationale des droits de l’homme à Mexico en signe de protestation et ont emporté le tableau réalisé par Jomanu. En fin de compte youporn, ils l’ont vendu aux enchères pour gagner de l’argent pour le mouvement.

D'ART VANDALISÉES FRANCISCO I. MADERO DU CNDH

LA MONA LISE (1503-1506)

Ce tableau de Léonard de Vinci a été victime de plusieurs attentats. Cependant, le plus récent a eu lieu en mai 2022 lorsqu’un homme en fauteuil roulant s’est approché de l’œuvre et y a jeté un morceau de gâteau. Heureusement, il est protégé par du verre.

LA MONA LISE (1503-1506)

GUERNICA (1978)

Sans aucun doute, l’une des plus grandes œuvres d’art de tous les temps. Cependant, en 1974, il a été vandalisé par l’artiste Tony Shafrazi, qui a peint à la bombe “Kill All Lies” sur le tableau en rouge pour protester contre la guerre du Vietnam. Heureusement, la peinture n’a pas été endommagée.

GUERNICA (1978)

LA LIBERTÉ GUIDANT LE PEUPLE (1830)

La célèbre œuvre d’Eugène Delacroix a également été peinte par une femme en 2013, qui a écrit « AE911 » sur le tableau. On dit qu’il l’a fait pour soutenir le groupe de conspiration Architects and Engineers for the Truth sur le 11 septembre, qui pense que les attaques contre les tours jumelles ont été contrôlées. La peinture n’a pas été sérieusement endommagée.

LA LIBERTÉ GUIDANT LE PEUPLE (1830)

LE TRAVAIL DE BANKSY POUR LA SAINT VALENTIN

Banksy est un artiste connu pour son irrévérence. Cependant, même ses œuvres n’ont pas été sauvées d’être endommagées. En février 2020, il a peint une fresque pour la Saint-Valentin à Bristol, qui quelques jours plus tard a été vandalisée. Ils ont écrit “idiots BCC”, et on pense que c’était contre les autorités de la ville.

LE TRAVAIL DE BANKSY POUR LA SAINT VALENTIN

 

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Le nouveau Musée canadien de la guerre: message du directeur

Bienvenue sur le site du nouveau Musée canadien de la guerre (MCG). Le nouveau Musée sera construit aux plaines LeBreton, au coeur de la région de la capitale nationale. Le Musée, dont la mission est de faire connaître l’histoire militaire du Canada, de la préserver et de la commémorer, sensibilisera les visiteurs au rôle important qu’ont joué les activités militaires dans l’histoire du pays. Affilié à la Société du Musée canadien des civilisations, il deviendra un ensemble de ressources précieuses pour l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens.

Une visite du site vous permettra de voir le concept architectural produit par l’équipe d’architectes Moriyama & Teshima Architects, de Toronto, et Griffiths Rankin Cook, d’Ottawa. Ce concept a été dévoilé en août 2002, lors d’une présentation au Musée canadien des civilisations, à Hull. Le thème du concept architectural est ” régénération “. ” La nature peut être défigurée par des actes humains de guerre mais, inévitablement, elle s’hybride, se régénère et reprend sa prédominance “, a expliqué l’architecte principal, Raymond Moriyama. ” Ce Musée est un hommage à notre passé militaire et aux énormes sacrifices et aux efforts fournis par l’ensemble des Canadiens et Canadiennes en temps de guerre, de même qu’il reconnaît la liberté et la démocratie dont nous bénéficions grâce aux sacrifices consentis par les hommes et les femmes qui ont servi notre pays “.

Le nouveau Musée canadien de la guerre, septembre 2003
Le nouveau Musée canadien de la guerre,
Septembre 2003

Les employés du MCG et du Musée canadien des civilisations ont travaillé, en collaboration avec l’équipe d’architectes et l’équipe de conception d’exposition, Haley Sharpe Associates, de Leicester, en Angleterre, et l’Origin Studios, d’Ottawa, à l’élaboration d’exposition du nouvel établissement. La vision et l’engagement de ces équipes donneront lieu à une admirable vitrine d’exposition de l’histoire militaire du pays.

Le 5 novembre 2002, le premier ministre du Canada, monsieur Jean Chrétien, et la ministre du Patrimoine canadien, madame Sheila Copps, ont procédé à la première pelletée de terre aux plaines LeBreton. Cet événement marquait le lancement officiel des travaux de construction du nouveau MCG. Au cours des mois subséquents, la construction a progressé très rapidement. Au moment où nous écrivons ces lignes, 85 % du stationnement souterrain est creusé et 15 % des soles du garage sont posées. On a commencé à installer les soles de l’ascenseur du garage en décembre. Deux grues ont été érigées sur le site, et des installations électriques temporaires, une voie de service, des remorques et des pompes pour éliminer l’eau souterraine durant les travaux d’excavation sont en place.

Les visiteurs auront accès à plus de 65 pour 100 de l’espace intérieur des nouveaux locaux. Cette grande accessibilité est unique : dans les principaux musées du monde entier, ce pourcentage se situe en effet entre 35 et 40 pour 100. En réservant 4200 mètres carrés (45 000 pieds carrés) aux expositions permanentes et temporaires – près de deux fois plus que sa capacité d’exposition actuelle -, le Musée augmente donc l’espace consacré aux présentations d’histoires personnelles, aux références géographiques et aux autres liens, ce qui aidera les visiteurs à mieux comprendre le passé militaire du Canada et à l’apprécier davantage. En outre, le nouveau MCG abritera un centre de recherche, incluant une bibliothèque et des archives, des salles de classes et d’autres installations éducatives, ainsi que des lieux d’exposition en plein air. Fidèle à son désir d’étendre ses activités de diffusion externe et ses activités éducatives, le nouveau Musée élargira ses programmes éducatifs qui, notamment, permettent aux élèves de manipuler les casques en métal et de sentir la rugosité des uniformes en lainage, d’entendre des témoignages d’anciens combattants canadiens et de constater la vaillance et le courage de Canadiennes et de Canadiens dans la Salle des distinctions honorifiques.

Tout en poursuivant le développement de ses nouvelles installations, de sa salle d’art, de ses programmes publics, de ses publications et d’autres projets, le nouveau Musée travaillera à augmenter et à diversifier sa clientèle. Il marquera également certains événements et anniversaires militaires en plus de permettre une exploration approfondie tant de l’histoire militaire canadienne que celle touchant à des thèmes militaires internationaux et universels.

L’ouverture de ce nouveau Musée assurera enfin la conservation de précieuses collections nationales dans un milieu où l’ambiance est contrôlée, favorisant ainsi la préservation adéquate du patrimoine militaire du Canada pour le bénéfice des générations futures. Confort et commodité seront offerts aux visiteurs grâce à l’amélioration de certaines composantes, depuis les services de restauration et un parc de stationnement plus vastes jusqu’à l’accès complet des lieux pour les personnes handicapées. Je dois également souligner que notre campagne Passons le flambeau, la campagne de collecte de fonds pour le nouveau Musée canadien de la guerre, dirigée par le général à la retraite Paul Manson et les Amis du Musée canadien de la guerre, a permis d’amasser, à ce jour, 13 des 15 millions de dollars visés. Les derniers efforts sont présentement déployés dans le but d’atteindre cet objectif.

Je dois également souligner que notre campagne Passons le flambeau, la campagne de collecte de fonds pour le nouveau Musée canadien de la guerre, dirigée par le général à la retraite Paul Manson et les Amis du Musée canadien de la guerre, a permis d’amasser, à ce jour, plus de 14 des 15 millions de dollars visés. Les derniers efforts sont présentement déployés dans le but d’atteindre cet objectif.

Tout nous permet de croire que nous pourrons commencer à déménager nos employés, nos collections et tout ce qui concerne nos expositions dans le nouveau bâtiment à l’automne 2004. Votre soutien indéfectible nous a permis de garantir que notre nouvelle synopsis évoque l’histoire militaire du Canada d’une façon intéressante pour les visiteurs de tous les âges. Votre aide nous a permis de construire des locaux d’une très grande qualité pour les nouvelles générations de visiteurs, et nous aidera à donner vie à l’histoire militaire, que nous partageons comme il ne nous a pas été possible de le faire jusqu’à maintenant. Sans vous, ce projet n’aurait peut-être jamais pu aller aussi loin et nous espérons vous accueillir dans votre nouveau Musée canadien de la guerre lorsqu’il ouvrira en mai 2005.

Claudio Parmiggiani, l’empreinte comme signe de l’absence

C’est dans une ambiance très calme et sobre que Claudio Parmiggiani s’expose à la galerie Pascal Retelet. Si l’exposition ne présente que trois œuvres de l’artiste, celles-ci reflètent sa singularité dans le petit monde de l’art actuel. Ces  trois tableaux de grand format viennent nous signifier l’absence par des grandes ombres lumineuses.

Ces formes fantomatiques ne sont le résultat d’aucunes interventions manuelles directes. L’artiste a disposé des objets dans une pièce puis, il a allumé un feu au centre. Une épaisse fumée noire se dégage et vient alors maculer toutes les surfaces. Une fois la combustion terminée, l’œuvre apparaît. Elle est le résultat d’une démarche volontaire de l’artiste et des lois du hasard. Les empreintes lumineuses symbolisent la vie de l’homme dont le départ laisse des traces.

A partir de cette technique complexe au résultat troublant et très symbolique, Claudio Parmiggiani nous raconte la vie en une seule image. Cette empreinte synthétise à elle seule la destinée humaine : la vie et la mort, la présence et l’absence, elle donne à voir ce qui fut et ce qui est. Cette empreinte cristallise les différentes notions de temps. Un corps humain qui à un moment donné s’est laissé piéger par la suie pour ensuite disparaître, s’en aller. Comment ne pas penser à Pompéi et à ces corps capturés par la lave ou à ces mains qui ornent les grottes de Lascaux ?

Depuis la nuit des temps, l’homme laisse son empreinte pour signifier sa présence comme sur les parois des grottes préhistoriques. Dans l’art contemporain, Yves Klein s’est aussi intéressé à l’empreinte. Comment signifier la présence par l’absence même ? Comment témoigner de son passage à un moment donné dans un lieu précis?

L’empreinte fascine par l’ambiguïté qui lui est intrinsèquement liée. Elle nous montre quelque chose, quelqu’un qui a été mais qui n’existe plus que par cette empreinte. C’est le témoignage de la vie mais aussi de la mort, elle nous raconte la vie capturée à un moment donné. Elle nous montre l’homme qui accède à la lumière.

Claudio Parmiggiani qui vit et travaille à Turin est un artiste italien qu’on espère revoir bientôt et dans une exposition de plus grande envergure afin de rendre hommage à son talent mais aussi à sa singularité dans le paysage artistique contemporain. Sa démarche personnelle rentre difficilement dans un quelconque carcan stylistique. Proche d’une certaine figuration tout en utilisant une technique très aléatoire qui le lie avec une tendance de l’art abstrait, Parmiggiani ne rentre pas dans le rang.

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